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Le rassemblement des contractuels empêché

Empêchés d'accéder à la résidence El Mithak, plus de cent cinquante enseignants contractuels se sont rabattus hier sur le Palais du gouvernement où ils ont été accueillis par les matraques. Un dispositif sécuritaire impressionnant a été déployé sur les lieux pour dissuader les contestataires. Les voyant arriver en masse vers 11h30, les agents de l'ordre ont acculé les enseignants en les poussant dans un jardin public jouxtant le bâtiment de l'exécutif où ils se sont agglutinés pour quelques minutes. Ils se sont mis alors à crier en scandant des slogans appelant à leur intégration. Après plusieurs tentatives de se défaire du cordon sécuritaire, ils ont fini par le franchir et organiser leur rassemblement avec beaucoup de difficulté. Constatant leur détermination et incapables de les disperser, les policiers ont commencé alors à frapper les enseignants à coup de matraques blessant des enseignants à différents endroits. L'un d'eux a été atteint au visage. Le sang coulait de son nez. Ce qui a nécessité son évacuation en urgence à l'hôpital
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Quand la police tabasse les enseignants

La troisième journée du mouvement de débrayage d’une semaine, initié par les six syndicats autonomes de la Fonction publique, a été marquée hier par l’adhésion d’un grand nombre d’enseignants et surtout par l’intervention musclée des forces de l’ordre pour disperser les contractuels, animateurs d’un sit-in devant le ministère de l’Education nationale. Tous les accès au département de Benbouzid ont été bloqués par un dispositif de sécurité impressionnant déployé sur les lieux. Le Conseil national des enseignants contractuels (CNEC SNAPAP) avait, en effet, décidé de se joindre à la protesta pour manifester son mécontentement et son désarroi quant à la situation précaire des enseignants et aussi pour dénoncer les dernières mesures décidées par la tutelle. Seulement, comme à l’accoutumée, le sit-in de ces malheureux éducateurs s’est transformé en un affrontement avec les policiers qui n’ont pas hésité à les malmener, avant d’interpeller une dizaine d’entre eux qu’ils ont embarqués au commissariat le plus proche. Pour la énième fois, ces contestataires représentant plusieurs wilayas du pays ont été confrontés à un mur de silence. Ils ont essuyé des insultes et ont été empêchés d’atteindre le département de Benbouzid, pour lui faire part de leurs doléances. Assis à même le sol, banderoles à la main, ces enseignants, qui ont depuis le début de l’année multiplié les actions de protestation sur le terrain, ont rappelé qu’ils n’ont pas été rémunérés depuis plusieurs années. Pourtant, ils ont frappé à toutes les portes dans l’espoir de voir leur situation enfin régularisée, en vain. En 2008, ils ont même observé une grève de la faim qu’ils ont suspendue suite aux garanties données par la tutelle. Des promesses malheureusement non tenues. Hier, la déception se lisait sur les visages de ces enseignants. Ils avaient espéré une oreille attentive, à l’ écoute tout simplement de leurs préoccupations, mais le pouvoir a répondu par la force. Les policiers, sur ordre de leurs supérieurs, n’ont pas lésiné sur la matraque, ils ont tabassé et maltraité ces éducateurs qui ont toutefois résisté et n’ont quitté les lieux qu’après avoir déposé leur plateforme de revendications au niveau du bureau de la Présidence. « Nous sommes venus contester les conditions émises par la tutelle pour pouvoir prendre part au concours de l’éducation nationale. La plupart d’entre eux vont être exclus, car ils ne répondent pas à ces critères », a souligné Mme Maârouf, porte-parole du CNEC(SNAPAP). Le ministère n’autorise pas les licenciés à occuper un poste d’enseignement du secondaire faute d’un mastère ou un magistère ; ils n’ouvrent pas également droit à toutes les spécialités au primaire et au moyen. « Les licenciés en droit, en ingéniorat, en langues allemande ou espagnole et en gestion économique n’ont pas le droit de participer au concours, car ces spécialités ont été rayées de la liste, sans omettre la non-création de poste dans certaines wilayas, ce qui pénalise certains », a déploré notre interlocutrice. L’acharnement des policiers contre des enseignants qui réclament leurs droits a été condamné par l’ensemble des syndicats autonomes. Ces derniers se sont toutefois réjouis du taux de suivi enregistré au troisième jour du débrayage, comme ils se sont dit outrés et déçus par l’attitude du ministre de l’Education et l’indifférence du Premier ministre, auteur de la circulaire portant sur la non-rétroactivité du régime indemnitaire. « La directive du ministère de tutelle relative aux ponctions sur les salaires des grévistes et le recours à la justice n’a ni affaibli ni diminué le dynamisme des contestataires et leur détermination à arracher leurs acquis », ont soutenu les représentants du Cnapest, qui indiquent que le taux de suivi va crescendo au fil des jours : il a dépassé hier les 90%. Les organisations syndicales estiment qu’il s’agit là de signes qui augurent d’une mobilisation générale jamais vécue auparavant autour des revendications des travailleurs du secteur de l’éducation.
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Nous irons jusqu’au bout de nos revendications légitimes

Jamais le secteur de l’éducation n’a connu un tel mouvement de contestation. La grève de 8 jours à laquelle ont appelé 5 syndicats autonomes a été une réussite. Les enseignants, désabusés par les promesses non tenues et fatigués par les dures conditions socioprofessionnelles auxquelles ils sont confrontés, ont répondu massivement au mot d’ordre de grève. Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait déclaré, lors de sa première cérémonie d’investiture, que l’enseignant dans notre pays doit retrouver sa prestigieuse place pour mieux accomplir sa noble mission. L’auteur de cette sentence est à son troisième mandat et la situation des enseignants n’a malheureusement pas changé d’un iota. Pour réclamer justice, des grèves cycliques, beaucoup de sit-in, de nombreux rassemblements ont été observés par les syndicats autonomes du secteur de l’éducation depuis plusieurs années. Pour calmer les esprits et face aux menaces d’une année blanche, les décideurs lancent des promesses qu’ils ne tiennent jamais. Hier, c’était le satisfecit total pour les 5 syndicats autonomes – , Satef, Cnapest, Snapap, – animateurs du mouvement de débrayage, tandis que le CLA ne rejoindra la protestation qu’à partir d’aujourd’hui car son préavis de grève a été déposé un jour en retard. « Depuis le multipartisme, aucun syndicat autonome n’a réalisé un taux de suivi aussi important. Dans certaines wilayas, des lycées entiers ont été paralysés, dans d’autres régions, la mobilisation a dépassée les 80% . Chose qui est facile à vérifier vu le nombre d’élèves qui ont été renvoyés de l’école », a souligné M. Dziri. Celui-ci pense que les menaces de l’administration ne diminueront pas la détermination des enseignants à aller jusqu’au bout de leur action. « Etant affiliés à plusieurs syndicats, les enseignants se sont serrés les coudes et ont pu vaincre leur peur des représailles. Preuve est que la grève a été suivie même dans l’établissement de Bordj Omar Idris, situé au fin fond du Sud ». Une tournée sur le terrain nous a permis de confirmer les déclarations des uns et des autres. Beaucoup d’élèves ont été renvoyés et plusieurs établissements n’ont pas fonctionné. A l’unanimité, les syndicats autonomes avancent un taux de suivi qui varie entre 70% et 90%, atteignant parfois les 100%. Au niveau de la capitale (est, ouest et centre), les taux étaient respectivement de 87%, 90% et 70%. A Annaba, les lycées étaient tous fermés, alors que dans les autres paliers, la grève a été suivie à hauteur de 85%. A Tizi Ouzou 90%, à Chlef 72%, à Aïn Defla 85%, à Tlemcen 95%... « Depuis 2003, nous n’avons pas eu un pourcentage de réussite aussi élevé. C’est, entre autres, grâce à l’unité de l’action syndicale que l’on a décroché ce taux de réussite », explique, qui fera remarquer que souvent il est nécessaire de mettre au-devant les intérêts des fonctionnaires qui doivent impérativement primer sur les divergences syndicales. Ce taux, selon notre interlocuteur, va s’améliorer aujourd’hui avec l’entrée en lice du CLA. , l’installation de la commission sur le régime indemnitaire le 21 juin, journée qui coïncidait avec la correction du bac, n’était pas fortuite. L’objectif visé était tout simplement de gagner du temps et de calmer le jeu. D’aucuns estiment que le marasme et l’unité d’action qui a décomplexé les enseignants sont à l’origine de ce large mouvement de protestation. A travers cette action de protestation, les grévistes revendiquent un régime indemnitaire digne avec effet rétroactif, la refonte de la gestion des œuvres sociales, la revalorisation de l’enseignement technique et le rétablissement des enseignants dans leur droit, la prise en charge des conséquences du métier via l’introduction de la médecine du travail au sein de la famille éducative. « La circulaire de M. Ouyahia va pénaliser d’un effet rétroactif les enseignants de 12 millions de centimes à 19 millions
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le mouvement de grève, entamé dimanche, se poursuit toujours, s’étendant même aux cycles primaire et moyen. A titre d’exemple

Oum El Bouaghi, le mouvement de grève, entamé dimanche, se poursuit toujours, s’étendant même aux cycles primaire et moyen. A titre d’exemple, le personnel des établissements des paliers secondaire et moyen de Meskiana est toujours en grève. Le taux fourni par le Cnapest et le Snapap frise les 85%. En ce troisième jour, les choses semblent se durcir, d’autant que la contestation a pris de l’ampleur, paralysant tout le secteur éducatif. Selon Abdelkader Adad du Snapap, le mouvement s’est durci après les récentes déclarations du ministre de l’Education nationale.
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QUELQUE ARTICLES DE PRESSE ET PHOTOS DE LA JOURNÉE DE SOLIDARITÉ AVEC LES SYNDICALISTES TUNISIENS GAFSA

QUELQUE ARTICLES DE PRESSE ET PHOTOS DE LA JOURNÉE DE SOLIDARITÉ AVEC LES SYNDICALISTES TUNISIENS GAFASA
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Des changements et des interrogations

Saïd Barkat a procédé à des changements à la tête de toutes les structures de son secteur. Un mouvement dans les corps des gestionnaires des établissements de la santé publique est actuellement en préparation
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LA PREMIÈRE MARCHE EN ALGÉRIEN DES SYNDICATS (SNAPAP-CNES -CNAPEST) A ORAN
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